La baleine noire. The black whale – Impératif du poème

 

Marjorie Micucci, la baleine noire, The black whale — Impératif du poème


histoire d’un poème, 2014/2015-2022/2023

 

            la baleine noire. The black whale — impératif du poème,

c’est l’histoire d’un poème qui s’est modelé par strates formelles, typographiques et visuelles dans les temps croisés mêlés d’une décennie. Une histoire temporelle pour un poème temporel. Une histoire paysage pour un poème paysage. Persistante et dilatée. Mobile et singulière, qui se veut aussi enquête poétique enchâssée dans les rais encore disponibles de la vie sensible. C’est un poème surface entre les espaces de la page.

            Ce texte, apparu en courts récits en 2015 sur le site Internet des « Chroniques Purple », s’est fabriqué, ajusté, construit au fil de rencontres, de paysages – souvent urbains souvent marins – et de propositions artistiques : ce fut un poème exposé en galerie et musée, lu à haute voix, associé à des œuvres d’artistes (les photographies des Dormeurs de Jason Karaïndros en 2016 ; les encres paysages colorées de la calligraphe et peintre Claire Kito ; les encres-œil au noir de la dessinatrice et sculptrice Mâkhi Xenakis). Ce fut un livre d’artiste publié par les Éditions Tarabuste en collaboration avec Mâkhi Xenakis.

 


 


la baleine noire. The black whale — impératif du poème,

ce sont des états successifs et simultanés, des espaces muables, mouvants, réminiscents, d’où vibrent en échos d’amitié, d’affinité et d’adresse, en empreintes-surfaces et souffles revenants, des figures de poètes (Giacomo Leopardi, Emily Dickinson, John Donne, John Milton, John Keats, le Dante du Convivio), d’écrivain.es (Herman Melville, Virginia Woolf, Ernest Hemingway, W.G. Sebald), de cinéastes (Roberto Rossellini), d’artistes à l’aube de la modernité picturale (William Turner) et contemporaines (Roni Horn, Rosa Barba). 
 

 



 

la baleine noire. The black whale — impératif du poème,

la nouvelle publication par les éditions the contemporary erratum press, dans leur collection “an arch(a)eological poetry journey”, dessine un paysage neuf du poème La baleine noire. The black whale – impératif du poème, rassemblant et liant toutes ses strates, tous ses états, tous ses supports après une décennie de vagabondage. Le poème trouve son lieu. À la fois visuel, sonore et paysager. À l’intérieur des quelque 384 photographies en noir et blanc qui l’enveloppent, le rythment autrement. Ces photographies, ce sont les eaux annéciennes des canaux du Thiou et du Vassé cartographiées et photographiées à toutes les saisons ; ce sont les architectures années 30 construites au bord de l’extrémité du lac d’Annecy ; ce sont les lumineuses verrières xixe tournées vers les massifs des Aravis et des Bauges. Prises régulièrement entre décembre 2019 et janvier 2023, ces images sont des déambulations, des marches au cœur des foules ordinaires et des solitudes d’un temps de confinement et de passage. 

 

            



 

 

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C’est le temps nouveau du poème. C’est son nouveau récit qui, in coda, devient The black whale – Impératif du poème, hommage au paysage terrestre vivant et commun, éclaté dans l’illimité d’un poème humain.
 

un projet poétique et photographique en 7 livres. un geste performatif éditorial

            la baleine noire. the black whale — impératif du poème est le livre iv d’un projet poétique, photographique et éditorial initié en 2001 avec la fondation des éditions The Contemporary Erratum Press.
Objet livre autant que poème, les sept « recueils » dissolvent les frontières et s’approprient tous les codes et normes de la chaîne éditoriale. Faire un poème est aussi fabriquer un livre, en choisir la graphie, la typographie, le nuancier de couleurs, le visuel, la reliure, le papier, le grammage. Le poème s’encastre à l’intérieur des limites de ce moule éditorial, en subit les règles juridiques, commerciales, médiatiques, financières et de diffusion contraignantes, tout en les rendant visibles. 

 

L’édition, telle que la pratique The Contemporary Erratum Press, est moins à voir comme de l’autoédition que comme un geste performatif.

Les livres déjà publiés : Lost journey cantos (poème du “Voyage perdu” 1), 2001-2019 ; à Paul Verlaine, avant (poèmes semblables), 2012-1019 ; Lost journey cantos (poème du “Voyage perdu” 2), 2001-2020.

Les livres à venir : La chambre du poème (poème du “Voyage perdu” 3) ; L’expédition friable (les heures dévouées) ; Tombée de siècle (la méthode du poème).

 


 

                         

 

 La baleine noire. The black whale – Impératif du poème

  594 pages                                         

384 illustrations noir et blanc.                                          

Format 11 x 18 cm  

Édité par The Contemporary Erratum Press (Paris)   1re édition : février 2023.                

Imprimé sur papier non couché ivoire 90 g/m2 / Pixartprinting, Italie.

15.00 euros.

ISBN 978-2-9582775-0-





 


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