Mâhki Xenakis — L‘œil méduse dans l’attraction de la forme
Qu’est-ce qui lie, raccroche les « créatures » de Mâkhi Xenakis, petites, verticales, ramassées, longilignes, silencieuses et, pourtant, dans l’attente de la conversation et d’un dire des pe urs et des secrets, au corps, sans doute humain? Parce que cela pourrait être l’unique et multiple question que posent, obstinément, les hautes sculptures torsadées en béton de Xenakis, s es sculptures hybrides d’une rose rondeur hiératique, s es dessins marins à l’encre aquarelle sur calque découpé, s es dessins à l’incertitude minéra le ou peut-être végét ale faits à la gomme et au pastel noir rose, toutes œuvres d’une force fragile, d’une présence qui toujours revient, nouées dans des digressions plastiques à la fois radicales, surprenantes et reconnaissables: le corps humain, dans son isolement, dans sa propre quête, dans la crainte de son absence, de sa fragmentation, dans son regard, là où il pourrait s’affranchir d’une f...